Roy Ward Baker
Roy Ward Baker est né le 19 décembre 1916 à Londres où il est mort le 5 octobre 2010, c’est un réalisateur, producteur et scénariste. Son film le plus connu est « Atlantique, latitude 41° » qui lui permit de remporter le Golden Globe du meilleur film étranger de langue anglaise en 1959. Par la suite, sa carrière fut mouvante, avec la réalisation de nombreux films d’horreur, de téléfilms et de séries (« Le Saint », « Chapeau melon et bottes de cuir », « Les Champions », « Amicalement vôtre », etc.). Ses premiers pas au cinéma, Baker les passe, de 1934 à 1939, à travailler pour la Gainsborough Pictures, une société de production britannique basée à Islington, dans le nord de Londres, et qui était réputée pour ses productions de prestige. Là, il commence par des petits boulots, il préparait du thé pour les membres de l’équipe, par exemple, mais, en 1938, il parvient à se hisser au rang d’assistant-réalisateur d’Alfred Hitchcock sur le film « Une femme disparaît ». Durant la Seconde Guerre mondiale, d’abord soldat, il est ensuite, en 1943, transféré dans l’Unité cinématographique de l’armée (Army Kinematograph Unit) et les talents qu’il avait commencé à développer pendant sa carrière d’avant-guerre sont employés à la réalisation de documentaires et de films destinés à la formation des troupes. Il compte parmi ses supérieurs de l’époque le romancier Eric Ambler. C’est ce dernier qui, une fois le conflit terminé, en 1947, donne à Baker sa première grande chance en lui confiant la direction de « L’Homme d’octobre ». C’est également Ambler qui signe l’adaptation du livre de Walter Lord, « A Night to Remember », pour la version cinématographique de Baker, sortie en 1958, connue dans les pays francophones sous le titre « Atlantique, latitude 41° ». Mais auparavant, au début des années 1950, il obtient son premier grand succès avec « La nuit commence à l’aube », ce qui attire l’attention de producteurs américains et, pendant trois ans, Baker travaille à Hollywood où il dirige Marilyn Monroe dans « Troublez-moi ce soir » (1952) et Robert Ryan dans le film réalisé en 3D « La Piste fatale » (1953). Il retourne en Grande-Bretagne à la fin de cette décennie et réalise en 1957 un de ses meilleurs films, « L’Évadé du camp 1 », puis « Atlantique, latitude 41° », avant de rediriger sa carrière vers la télévision.
Dans les années 1960, il réalise notamment dix-huit épisodes de la série télévisée « Le Saint », huit de « Chapeau melon et bottes de cuir », deux de « Les Champions » et au début des années 1970, quatre d’ »Amicalement vôtre », des séries d’aventures créées en lorgnant en direction du marché américain. L’expérience d’une production télévisuelle limitée dans ses budgets lui permet d’embrayer sans problèmes vers une nouvelle carrière dans le cinéma d’horreur à l’anglaise, sans grands moyens, mais bourré d’imagination. Il signe alors, entre autres réalisations cinématographiques, « Les Monstres de l’espace » (1967), « Les Passions des vampires » (1970), « Les Cicatrices de Dracula » (1970) pour la Hammer et « Asylum » (1972) pour Amicus. Il dirige également Bette Davis dans la comédie noire « The Anniversary » (1968). À la fin des années 1970, il revient à la télévision et tout au long des années 1980, il continue à travailler sur des séries.