David Hamilton, né le 15 avril 1933 à Londres et meurt le 25 novembre 2016 à Paris, il est un photographe et réalisateur. Fils unique d’une mère au foyer et né d’un père inconnu, Hamilton passe son enfance à Londres. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il séjourne quelque temps dans le Dorset, dont les paysages inspirent ses œuvres. À la fin de la guerre, il retourne à Londres pour poursuivre sa scolarité. Employé dans un bureau d’architecte, il prend conscience de ses talents artistiques et à vingt ans, déménage à Paris, où il travaille comme styliste graphique pour Peter Knapp du magazine Elle. Après s’être fait connaître et alors qu’il travaille toujours pour Elle, David Hamilton est recruté comme directeur artistique par le magazine Queen à Londres, poste qu’il conserve six mois. Il comprend cependant qu’il préfère la vie parisienne et repart bientôt. De retour à Paris, il devient directeur artistique pour les magasins du Printemps. Alors qu’il exerce toujours cette fonction, il commence en 1966, à 33 ans, sa carrière de photographe professionnel. Son style aérien va rencontrer un succès immédiat. Ses photographies sont publiées dans de nombreux magazines notamment Réalités, Twen ou Photo, dirigé par Jean-Jacques Naudet. Dès la fin des années 1960, son style est clairement reconnaissable, notamment par son usage du flou artistique. Les critiques parlent de « flou hamiltonien » ou de « lumière hamiltonienne ». Le photographe crée un effet de craquelures aux couleurs pastel, de halo de pâleur d’inspiration impressionniste qui sont sa marque de fabrique. Son œuvre est essentiellement composée de photographies d’adolescentes, dans des positions lascives ou romantiques et, dans quelques autres œuvres, de fleurs et natures mortes, de paysages et de portrait. Il a parfois été avancé que David Hamilton obtenait ses effets de flou en posant un bas sur l’objectif ; Catherine Breillat, qui l’a côtoyé à l’époque de « Bilitis » dont elle était la scénariste, rapporte que le photographe obtenait en réalité son flou « tout simplement en soufflant sur l’objectif » puis en attendant que la buée s’estompe légèrement sur la lunette. Le travail de David Hamilton se distingue notamment par son goût pour les « jeunes filles en fleurs ». Le photographe choisit comme modèles des adolescentes souvent originaires des pays nordiques, blondes, longilignes, la peau très claire, les seins qui pointent. Certains de ces modèles, qu’il choisit toujours à un âge « de 16 ans maximum », deviennent des top model par la suite, comme Rachel Hunter ou Paulina Porizkova. Il explique son attrait de l’adolescence par une quête de pureté, comparant son travail aux œuvres du peintre Balthus et de l’écrivain Nabokov.
Il s’inspire de la peinture pour ses compositions. Les paysages de Gustave Le Gray, les natures mortes de Giorgio Morandi, les nus de Robert Demachy et les danseuses d’Edgar Degas sont cités parmi ses influences picturales. Il a publié quatorze albums vendus environ à 1 700 000 exemplaires. Outre ses expositions, ses photos ont servi à illustrer des calendriers, des cartes postales et des posters vendus à travers le monde, ce qui lui a notamment permis de devenir l’un des photographes les plus connus des Français. Dans les années 2000, il est accusé de promouvoir la pédocriminalité. Il est ensuite accusé de viols sur plusieurs de ses anciens modèles, adolescentes à l’époque des prises de vues.